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Don Quichotte et Candide : le question du roman et du réalisme
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Auteur: Abderhaman Messaoudi
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Document en ligne depuis le 14/03/2005 dans :
Sciences humaines >Langues, lettres
Article écrit le 08/01/2004 dans l'établissement Université Vincennes-Saint-Denis Paris VIII
Langue: Français
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Extrait
Il peut sembler de prime abord étonnant de réunir les œuvres majeures, d’une part de Cervantès, d’autre part de Voltaire. D’ailleurs, avec Don Quichotte, n’a-t-on pas affaire à un roman par excellence et avec Candide, à ce qu’on désigne habituellement sous le nom de conte ? Ce sont là des données voire des clichés répandus : toujours Cervantès est loué pour son œuvre en tant que fondatrice du roman moderne ; toujours chez Voltaire, il est question de son art de la fantaisie et de la jonglerie, bref avant tout de l’art du conteur. Un des traits majeurs qui est mis en exergue chez Cervantès, est ce qu’on pourrait appeler son art du réalisme qui s’épanouirait à différents niveaux et sur différents plans. Et c’est bien d’abord sur ce point, semble-t-il que pourrait se situer une opposition radicale. Car qu’en est-il d’autres aspects majeurs, telle à celui qui renverrait à la présence d’une dimension allégorique ? C’est que celui-ci semble davantage renvoyer à des spécificités liées à chaque œuvre dans sa singularité et sa signification propres que se situer dans la perspective d’une réflexion générique pertinente et adéquate au genre traité du roman : essentiellement, « un roman n’est pas une allégorie » et d’autre part, ce qui pourrait ressortir à la question du symbolisme n’a de pertinence que s’il est traité dans un champ esthétique restreint plus à même de faire éviter le marasme des banalités (« car toute la littérature use de symboles » ) ; enfin quoi qu’il en soit, la présence d’une dimension symbolique et allégorique n’est rattachable systématiquement et purement à un genre que, à ce qu’il paraît, si celui-ci désigne le conte et la fable (et non le roman).