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La professionnalisation et le développement de carrière : musiques actuelles
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Auteur: gwnalle kerboul
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Document en ligne depuis le 15/03/2005 dans :
Sciences humaines >Arts, culture
Mémoire écrit le 22/12/2004 dans l'établissement Université Panthéon-Sorbonne : Paris I
Langue: Français
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Extrait
Lors de sa communication en Conseil des ministres le 29 août 2002, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture et de la communication a rappelé la nature du combat pour la défense de la diversité culturelle. « Il ne s'agit pas d'une exception française mais d'une ambition française, a-t-il rappelé, au service certes de la culture française mais aussi de l'ensemble des cultures du monde ». C’est dans ce contexte que s’est développée toute la politique culturelle française, de Malraux à nos jours, en passant par Jack Lang. Cependant, si l’Etat donne sa chance à de nouvelles formes artistiques, elle ne les reconnaît pas systématiquement. Le cas des musiques actuelles en est un exemple. Le processus de reconnaissance de la part de l’Etat ne s’est enclenché que depuis 20 ans, bien que ces musiques se soient parfaitement insérées dans la société. Ces musiques sont nées avec le rock il y a 50 ans et s’il a connu de nombreuses évolutions, on rapproche souvent son âge d’or aux années 1970 (hyppies et psychédéliques) où il évolue dans un contexte de dépolitisation (baisse des effectifs syndicaux et plus généralement crise du militantisme). Lié par essence à la jeunesse, et à sa place dans la société de façon plus large, on lui a souvent collé l’étiquette de révolutionnaire. On a donc pu assister, puisque la question de la jeunesse est un enjeu délicat pour les politiciens, à une réappropriation du mouvement par les partis politiques (fête de l’Humanité en 1963, essentiellement rock). Cependant, si le rock veut changer le monde, il se rapproche plus d’une recherche d’indépendance et de liberté : « solitude, ennui, désespoir, y en a marre. Marge ou crève, écoute un air de rock n’roll » (périodique Marge de 1974).