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Internet et la cyber-écriture - communiquer dans un collectif virtuel
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Auteur: elizabeth livio
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Document en ligne depuis le 03/11/2007 dans :
Sciences humaines >Langues, lettres
Exposé, dissertation écrit le 14/05/2004 dans l'établissement Autres
Langue: Français
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Extrait
Le genre épistolaire est une porte cochère de la littérature. C'est un genre où l'écriture ordinaire frôle les « Belles Lettres », où elle est susceptible de se nourrir d'une ambition littéraire. Le langage y devient performatif, et on peut, avec la puissance des mots, exercer une influence sur le monde (se faire aimer, avouer, se faire pardonner, consoler, se faire embaucher, obtenir un service...). Outil de travail, de connaissance et de progrès, support de mémoire, témoin de son temps, trompeuse d'absence, formatrice de personnalité, on ne saurait sous-estimer le rôle que la correspondance joue dans notre civilisation. Fleurissant du XVIIe au XIXe siècle dans les classes privilégiées, la pratique de la correspondance s'est généralisée avec la loi Jules Ferry (1882) qui rend obligatoire, laïc et gratuit l’enseignement primaire, donnant ainsi accès à tous les français à l’apprentissage de l’écriture. Elle a fait l'objet de vulgarisation avec les manuels de l'épistolaire, les soi-disant recueils de lettres échantillons, une sorte de mode d'emploi du genre. Certains sous-genres de l'épistolaire, comme la carte postale, ont leur propre histoire qui a connu des chefs-d'oeuvre artistiques. Malgré le déclin actuel de la correspondance interpersonnelle, l'usage des cartes de voeux, des faire-part, des cartes de voyage persiste et fait partie d'un savoir-vivre commun.