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Cycles civilisationnels et cycles hégémoniques : confrontation des paradigmes
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Auteur: jimmy morel
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Document en ligne depuis le 31/12/2005 dans :
Sciences politiques, sociologie >Relations internationales
Article écrit le 30/09/2005 dans l'établissement Université de Reims Champagne-Ardenne
Langue: Français
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Extrait
A la lumière des évènements récents en Irak, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire ou au Proche-Orient, force est de constater qu’il n’est pas de sujet plus difficile à cerner que celui des fondements, de la nature et des implications de ces conflits, qu’il n’est pas de thème plus aporétique que celui de la guerre. Cette guerre, ou plus précisément ces guerres, sont le dénominateur commun à toutes les époques et à tous les peuples ; on trouve d’ailleurs déjà chez Héraclite l’idée que la guerre est au cœur du monde et qu’elle constitue un équilibre conflictuel des contraires. De la guerre du Péloponnèse à la récente guerre des Etats-Unis et de leur « coalition » contre l’Irak, la guerre a toujours fait partie intégrante de l’histoire des hommes, même si certaines périodes, telles le XIXème siècle, ont fait figure d’exception dans ce continuum guerrier. Anatole France notait d’ailleurs, fort à propos, que « la guerre est […] nécessaire à l’homme ; elle lui est plus naturelle que la paix, qui n’en est que l’intervalle » . Pourtant, malgré cette prégnance de la guerre, il faut attendre les travaux de Gaston Bouthoul pour que se forgent les prémisses d’une véritable théorie de la guerre, d’une polémologie pour reprendre la terme introduit par cet auteur et consacré depuis. Définissant la guerre comme protéiforme, il fait appel à plusieurs champs de la connaissance pour en rendre compte, telles l’histoire, la science politique, la sociologie ou l’économie ; Toutefois, en poussant plus loin cette démarche et en s’attachant plus particulièrement au prisme de la science économique, une évidence s’impose, qui nous laisse penser que le débat est loin d’être fermement constitué en son sein s’agissant des liens qui unissent la guerre et l’économie.